Hausse des prix de l’alcool au Maroc : les bars en difficulté ?

- 15h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

L’augmentation de la taxe sur la consommation d’alcool, prévue par le Projet de loi de finances (PLF) 2024, pourrait profiter à la contrebande et entrainer une fermeture massive des bars.

Le PLF prévoit une augmentation de la taxe intérieure de consommation (TIC) de 850 à 1 500 DH/hl pour les vins, de 1 150 à 2 000 DH/hl pour les bières et de 18 000 à 30 000 DH/hl pour les alcools éthyliques (alcool pur), rapporte le quotidien Les Inspirations Eco, précisant que cette mesure pourrait conduire à la fermeture de plusieurs bars et que « certains consommateurs pourraient également changer leurs habitudes de consommation et préférer acheter de l’alcool dans les épiceries et les supermarchés ».

À lire : Maroc : maintien de la taxe sur la consommation d’alcool

La mesure aura un impact négatif sur le consommateur, affirme un distributeur cité par le quotidien, expliquant que le prix d’une bière très consommée au Maroc pourrait augmenter de 2,20 DH l’unité pour un format de 25 cl et de 2,80 DH pour un format de 33 cl, ce qui entraînera une baisse de la demande. « Si la demande diminue en raison de l’augmentation des prix, cela pourrait également avoir des conséquences économiques négatives plus larges au niveau local, notamment des répercussions sur l’emploi, une réticence à l’expansion et une réduction des investissements », lit-on.

À lire : Taxer ou interdire ? Le dilemme marocain sur la consommation d’alcool

Une augmentation de la taxe sur la consommation d’alcool, actuellement d’environ 40 %, pourrait entraîner une baisse des recettes fiscales, car les consommateurs pourraient se ruer vers les produits de contrebande. La mesure suscite des inquiétudes de la part des tenanciers de bars qui devraient tirer profit de la coupe d’Afrique des nations (CAN) avant de ressentir les effets de cette augmentation tarifaire.

  • La consommation d'alcool au Maroc en hausse malgré une taxation accrue

    La taxe sur l'alcool n'a pas limité la consommation des Marocains. Au contraire, la consommation de boissons alcoolisées a fortement augmenté dans le royaume, entrainant une augmentation de 66,7 % de ces recettes fiscales à fin juin 2024 par rapport à la même période de l'année précédente.

  • Maroc : le prix de l'alcool moins cher que prévu

    Le gouvernement vient d'opérer un revirement sur la taxation des boissons alcoolisées au Maroc. Cette décision survient en réponse aux demandes pressantes des partis de la majorité et de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM).

  • Taxer ou interdire ? Le dilemme marocain sur la consommation d'alcool

    L'augmentation des taxes sur les boissons alcoolisées ne fait pas l'unanimité au parlement marocain. Alors que certains députés y sont favorables, d'autres rejettent cette mesure, appelant plutôt à l'interdiction de la consommation de l'alcool.

  • Maroc : l'alcool va rapporter (beaucoup) plus à l'Etat

    Mauvaise nouvelle pour les consommateurs de l'alcool. Ils doivent s'attendre dans les tout prochains jours à la hausse des prix des vins, bières et alcools.

  • Maroc : Le PJD dénonce le recul du gouvernement sur la taxation de l'alcool

    Le Secrétariat général du Parti de la Justice et du Développement (PJD) a attaqué le gouvernement d'Aziz Akhannouch à la suite de son recul sur la hausse de la taxe intérieure sur la consommation appliquée aux boissons alcoolisées.

  • Maroc : maintien de la taxe sur la consommation d'alcool

    Le ministre délégué chargé du budget, Fouzi Lekjaa, a déclaré, lors d'un débat sur le projet de loi de finances 2024 devant la commission des Finances, de la planification et du développement économique à la chambre des conseillers, que la taxe sur la consommation d'alcool sera maintenue en 2024.

  • Fêtes de fin d'année au Maroc : gare à l'alcool frelaté

    Malgré les efforts consentis par les autorités compétentes, l'alcool frelaté circule toujours au Maroc. De quoi susciter des inquiétudes en cette période de fêtes de fin d'année.

  • Maroc : le débat fait rage autour de la vente d'alcool

    Depuis l'annonce par le gouvernement d'Aziz Akhannouch de l'augmentation de la Taxe intérieure de consommation (TIC) sur les boissons alcoolisées dans le cadre de la mobilisation de recettes supplémentaires pour le budget de l'État, les réactions et les interrogations s'enchaînent.

  • Maroc : mauvaise nouvelle pour les fumeurs

    Sale temps pour les fumeurs marocains qui devront, une fois encore, passer à la caisse pour s'acheter leurs cigarettes. Cette augmentation vient d'être validée définitivement et doit entrer en vigueur au début de l'année.

  • Maroc : l'alcool coûtera (beaucoup) plus cher

    Le gouvernement d'Aziz Akhannouch envisage une forte augmentation de la TIC sur les boissons alcoolisées. C'est ce qui ressort du projet de loi de finances (PLF) pour l'année 2024.