Maroc : face aux grèves, le gouvernement procède à des retenues salariales

- 20h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

À l’initiative de l’Organisation Démocratique des Collectivités Locales (ODCL), les fonctionnaires sont entrés en grève ce mercredi, pour protester contre le blocage du dialogue social sectoriel et du traitement des revendications des travailleurs.

Les fonctionnaires des collectivités locales observent une grève de 48 heures, déclenchée ce mercredi 27 décembre. À l’annonce de ce mouvement de débrayage, Abdelatif Laftit, ministre de l’Intérieur a, dans une correspondance adressée aux walis des régions et aux gouverneurs des provinces et préfectures, instruit ceux-ci à l’effet d’activer la procédure de ponctuation des salaires des grévistes, fait savoir Le Matin. Les présidents des conseils communaux sont habilités à procéder à des retenues sur les salaires des fonctionnaires qui s’absentent à l’occasion de chaque grève dans le secteur, précise-t-il dans son courrier.

À lire : La grève a payé, 1500 dirhams de plus pour les enseignants marocains

Il revient au responsable en coordination avec les services des finances de déclencher directement la procédure via la plateforme “indimaj”, en application de la règle « salaire contre travail ». La grève ne figure pas parmi les raisons qui autorisent une absence justifiée des fonctionnaires, précise encore le ministre.

À lire :Maroc : nouvelle menace de grève des contrôleurs aériens

Avant les fonctionnaires des collectivités locales, ce sont les enseignants grévistes qui ont vu leur salaire amputé de l’équivalent des journées non travaillées. Ils avaient observé une grève de trois jours en octobre. Ce mouvement de débrayage a fini par payer, car un accord visant à améliorer la rémunération des enseignants a été conclu à Rabat entre le gouvernement et les principales centrales syndicales. Il est prévu une augmentation salariale substantielle de 1 500 dirhams mensuels pour tous les fonctionnaires du secteur de l’éducation.

  • Maroc : nouvelle menace de grève des fonctionnaires

    Les déclarations du ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit devant la Chambre des conseillers conditionnant la reprise du dialogue avec les représentants des collectivités territoriales à l'arrêt des grèves provoquent la colère des syndicats de ce secteur. Ces derniers prévoient une grève nationale.

  • La grève a payé, 1500 dirhams de plus pour les enseignants marocains

    Un accord a été conclu ce dimanche à Rabat entre le gouvernement et les principales centrales syndicales, visant à améliorer la rémunération des enseignants.

  • Le Maroc punit les enseignants grévistes

    Près de 4000 enseignants, responsables des coordinations nationales et régionales pour la plupart, font l'objet de suspensions temporaires de travail. Des sanctions disciplinaires prises à leur encontre par le ministère de tutelle, en réaction à leur grève qui a déjà duré plus de trois mois.

  • Grève à l'horizon chez Royal Air Maroc

    Les salariés de la Royal Air Maroc menacent de faire grève contre ce qu'ils considèrent comme une « stagnation du dialogue social » de la part de la compagnie aérienne.

  • Maroc : bonne nouvelle pour les enseignants

    Bonne nouvelle pour les enseignants et les fonctionnaires du ministère de l'Éducation nationale ! Ils percevront, en plus de leur salaire de mars, un virement exceptionnel de 3 000 dirhams. Cette somme correspond à la première tranche de l'augmentation salariale convenue le 10 décembre 2023.

  • Les enseignants marocains sanctionnés

    Le ministère de l'Éducation nationale vient d'interdire aux enseignants du secteur public de faire des heures supplémentaires dans des écoles privées.

  • Maroc : bonne nouvelle pour les fonctionnaires

    Le gouvernement marocain et les syndicats auraient trouvé un accord en ce qui concerne l'augmentation générale des salaires des fonctionnaires.

  • Agréments : les chauffeurs de taxi marocains se rebellent

    Au Maroc, les professionnels du secteur des taxis sont en colère contre les détenteurs des agréments qui exigent une augmentation de la « prime » en échange de l'autorisation d'exploiter les taxis. Ils menacent d'organiser des opérations de protestation et de faire une grève nationale.

  • Les Marocains privés de mariage

    Les adouls (notaires) marocains prévoient de lancer un mouvement de grève générale d'une semaine, à compter du lundi 29 janvier, pour demander le maintien de leurs prérogatives légales dans le cadre des transactions immobilières. Si la grève est effective, les mariages ne pourront pas être célébrés.

  • Maroc : des enseignants sanctionnés

    Plusieurs enseignants marocains ayant poursuivi les mouvements de protestation contre le nouveau statut général, ont écopé de sanctions administratives de la part des directions régionales du ministère de l'Éducation nationale.