Les raisons de la suppression de certains membres du PJD des listes électorales

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

La suppression de plusieurs membres de partis politiques des listes électorales n’est pas du goût de certains organes et membres du Parti de la justice et du développement (PJD) qui accusent les autorités administratives d’«  abus de pouvoir » et de «  sélectivité  ». La Direction générale des affaires intérieures (DGA) relevant du ministère de l’Intérieur apporte un éclairage.

« Contrairement à ce qui a été diffusé, les collectivités territoriales ne sont que membre d’un comité administratif qui comprend également dans ses membres un représentant des conseils élus, auquel le législateur a confié la tâche de superviser le processus de réexamen et de mise à jour des listes électorales et de prendre toutes les décisions liées à ce processus », a clarifié la DGA, soulignant que tout électeur qui s’estime lésé dans le processus de suppression de certains membres de partis politiques des listes électorales peut recourir à la justice comme principal garante de l’exercice des droits des individus et des groupes.

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Réagissant au cas d’Abdelali Hamieddine, la DGA a expliqué « le processus de suppression mené à son encontre par la commission administrative chargée de l’examen des listes électorales, s’est appuyé sur les dispositions de la loi n°57.11 relative aux listes électorales générales, aux opérations référendaires et à l’utilisation des moyens de communication audiovisuels publics lors des campagnes électorales et référendaires, telle qu’elle a été modifiée et complétée, considérant qu’il ne réside pas depuis longtemps dans le territoire de Rabat, ce qu’a confirmé l’intéressé dans la note d’appel déposé devant le tribunal administratif de Rabat.

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La décision de suppression de Hamieddine « était basée sur un rapport signé par tous les membres du comité administratif, y compris un représentant du conseil du district d’Agdal – Hay Riyad, qui relève du Parti de la justice et du développement », explique-t-on encore. Le cas d’Abdelali Hamieddine est différent à celui d’Abdessamad Al-Sakal. Selon les explications de la DGA, le comité administratif n’a mené aucune procédure de suppression à son encontre. « Cela s’est plutôt fait sur la base d’une décision judiciaire à la suite d’un recours formé par un électeur, conformément aux dispositions de la même loi (57.11), puisque le tribunal administratif de Rabat a justifié sa décision par le fait que l’intéressé réside effectivement en dehors de l’emprise territoriale de Rabat ».

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