La Kafala au Maroc : appel à une simplification de l’adoption

- 15h20 - Maroc - Ecrit par : G.A

Plusieurs responsables ont participé, jeudi à Rabat, à une journée d’étude sur la promotion de la Kafala. Les participants ont plaidé en faveur de la facilitation des procédures d’adoption pour l’intérêt supérieur des enfants abandonnés.

« Il faut activer les lois relatives à la Kafala et faciliter davantage ses procédures, car la place ordinaire des enfants abandonnés est au sein de la famille », a indiqué la ministre de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, Jamila El Moussali, en marge de cet évènement, rapporte La Map. La ministre a souligné que cette journée d’étude est une opportunité de réflexion collective sur les moyens pouvant permettre de capitaliser les acquis et de bénéficier des expériences internationales et des bonnes pratiques pour renforcer les efforts de prévention de l’abandon et préserver la relation de l’enfant avec sa famille biologique.

Au cours de la journée d’étude, les participants ont également réfléchi sur les moyens à déployer pour encourager la Kafala et examiner les divers aspects liés à sa promotion au niveau juridique. Ils ont souligné la nécessité d’améliorer la qualité des services de prise en charge et de l’image de l’enfant abandonné.

Dans une intervention par visioconférence, le ministre d’État chargé des droits de l’Homme, Mustapha Ramid, a souligné que le Maroc a mené de grandes réformes en matière de droits de l’enfant, grâce à la volonté et l’implication de feu Hassan II, de la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant, et bien sûr du Roi Mohammed VI. « La loi 15-01 relative à la Kafala des enfants abandonnés doit être révisée ». Il ajoute que bien qu’il soit « un acquis important, le système de la Kafala doit être amélioré et consolidé par le renforcement des garanties », ajoute la même source.

De son côté, la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) au Maroc, Giobanna Barberis, a également souligné la nécessité de reformer le système de la Kafala pour qu’il soit pleinement en conformité avec les principes de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Quant au Wali chargé de la coordination nationale de l’INDH, Mohamed Dardouri, il a indiqué dans son allocution par visioconférence que l’initiative nationale pour le développement humain a accompagné la réalisation de plus de 200 projets d’une enveloppe de plus de 470 millions de DH. L’objectif est d’améliorer les conditions de prise en charge des enfants en situation difficile et dans les centres d’accueil.

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