Les restaurateurs marocains appellent à l’aide

- 00h00 - Maroc - Ecrit par : J.K

Les chefs d’entreprises du secteur de la restauration lancent un appel à l’aide au Comité de Veille Économique (CVE) et au ministère marocain de l’industrie, pour sauver le secteur du péril. Ils étouffent sous les impacts de la crise sur leurs activités.

Remboursement des emprunts bancaires, loyers, compléments de salaires, impôts, taxes et autres, la liste des charges qui pèsent sur les entreprises du secteur de la restauration est longue, « alors que leurs établissements sont fermés, ou subissent les réductions d’horaires, ou sont limités à la vente à emporter », relaie un communiqué de la fédération.

En raison de la crise, 40% des entreprises ont été obligées de fermer. « Plus de 80% des chefs d’entreprise, qui se retrouvent au bord de la faillite, ont connu une augmentation vertigineuse et critique en termes de taux d’endettement, de mobilisation des fonds propres, d’hypothèques des biens », a indiqué la fédération, assurant que la situation est insupportable. De plus, certains ont enregistré un taux d’endettement additionnel de plus de 50%, d’autres ont quasiment arrêté leurs projets d’investissement et ont ainsi impacté de facto l’écosystème composé d’industriels, distributeurs, imprimeurs, opérateurs en logistique pour ne citer que ceux-là. Et le reste des restaurateurs optera sûrement pour la fermeture, si l’ouverture des établissements n’est pas immédiate, a ajouté la Fédération marocaine de la franchise.

Ainsi, les professionnels appellent le CVE à élaborer des « mesures tangibles à l’instar des pays étrangers, à travers des subventions pour la prise en charge partielle des charges fixes incluant loyers et masse salariale, ainsi que de réelles mesures d’allègement fiscal », comme la suspension des indemnités d’éviction, l’abattement de plus de 75% sur toutes les taxes communales, le relèvement du montant du Crédit Relance à deux mois de chiffre d’affaires au lieu d’un mois, et autres. Par ailleurs, la FMF appelle à une rencontre d’urgence avec le CVE, le Ministère de l’Industrie et la CGEM, afin de trouver des solutions pouvant aider le secteur à survivre à cette crise.

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