
Chems-eddine Hafiz agressé : il dénonce l’islamophobie
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Le tribunal correctionnel d’Orléans a infligé une peine de prison à un jeune homme de 19 ans poursuivi pour « provocation publique à la haine, à la violence et à la discrimination en raison de la religion ».
Le verdict est tombé jeudi. Le tribunal correctionnel d’Orléans a condamné un homme de 19 ans à six mois de prison, assortie d’un sursis probatoire de deux ans avec exécution provisoire, mais aussi de plusieurs obligations, dont celles de soins, de travail et de l’exécution de soixante-dix heures de travail d’intérêt général. Il lui est interdit de porter une arme. Il a également écopé d’une amende de 200 euros. Le tribunal lui enjoint en outre d’indemniser les parties civiles, parmi lesquelles figurent SOS Racisme, la Licra ou la Ligue des droits de l’homme. Il est reproché à ce jeune homme d’avoir placardé des autocollants à caractère islamophobe dans des rues et sur le campus universitaire de la ville, rapporte Le Monde.
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Alors que le ministère public avait réclamé douze mois de prison avec deux ans de sursis probatoire, en raison « de la gravité des faits », accompagnés de diverses obligations, le tribunal a reconnu l’altération du discernement du prévenu au moment des faits. À la barre, le prévenu a exprimé certains « regrets », « non sans confusion ». Il assure avoir agi par « provocation bête » à l’endroit des « antifas ». Son arrestation est intervenue le 23 mai. Lors de sa garde à vue, il a reconnu avoir lui-même acheté et apposé ces autocollants haineux, dans la nuit du 11 au 12 mai 2025, dans différentes rues et à l’université d’Orléans.
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Les enquêteurs ont fait savoir que certains de ces stickers portaient le symbole de la « brigade Puaud », du nom d’Edgar Puaud, ancien militaire français ayant commandé la division SS Charlemagne. Ils ont également découvert que le jeune homme portait un tee-shirt floqué d’un symbole utilisé « par les organisations SS du régime nazi ». « En posant ces stickers-là, je ne faisais pas l’apologie du nazisme, je faisais ça par provocation », a répété le prévenu. Il a reconnu que c’étaient des propos graves et illégaux, mais qu’il pensait qu’ils seraient décollés, sans que personne ne s’en rende compte. Il a par ailleurs confié avoir été harcelé au collège et au lycée.
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