Casablanca : débat houleux entre des partis au sujet du restaurant la Sqala

20 février 2022 - 21h30 - Maroc - Ecrit par : S.A

Lors de la réunion du conseil de Casablanca tenue vendredi dernier, le prix de location du restaurant la Sqala a fait l’objet de discussions entre les membres du parti de l’Istiqlal, du Parti de la justice et du développement (PJD) et du Rassemblement national des indépendants (RNI). Les débats étaient pour le moins houleux.

L’éventuelle révision à la hausse du prix de location du célèbre restaurant de la medina de Casablanca, la Sqala dans le cadre d’une valorisation des biens de la commune divise le conseil de la ville. Le parti de l’Istiqlal préfère que le prix soit maintenu, car l’actuel locataire a beaucoup investi pour rénover ce restaurant, qui est devenu l’une des attractions touristiques de la capitale économique, rapporte le site Al Oâmk. Cet établissement était autrefois un dépotoir d’ordure et un repaire de voleurs et de délinquants.

À lire : Maroc : l’heure de la division a-t-elle sonné au PJD ?

Ahmed Afilal, vice-président de la commune (Istiqlal) a fait savoir que les partis de la majorité penchent pour la valorisation des biens communaux et le lancement d’un appel d’offres fixant le meilleur prix de location possible, mais sans préjudice pour les droits de l’actuel locataire. La commune a entre-temps réalisé une étude sur le prix de location mensuelle du restaurant. Ce prix est évalué à 27 000 DH. « Si le locataire peut s’en acquitter, il pourra continuer de l’exploiter », estime Ahmed Afilal. « Il y a un conflit d’intérêt étant donné que le locataire est un conseiller membre de l’Istiqlal, qui loue ce restaurant qui emploie 150 personnes depuis 20 ans », dénonce pour sa part le PJD, parti de l’opposition.

À lire : Maroc : la loi sur la corruption divise les députés

Après des heures de débats, les partis n’ont pas pu accorder leurs violons. La présidente du conseil, Nabila Rmili a alors reporté les discussions à une réunion ultérieure.

Sujets associés : Casablanca - Istiqlal - Parti de la Justice et du Développement (PJD) - Rassemblement National des Indépendants (RNI) - Restauration - Nabila Rmili

Aller plus loin

Maroc : la loi sur la corruption divise les députés

Le projet de loi déposé par l’Instance nationale de la lutte contre la corruption ne fait pas l’unanimité au sein du Parlement. Les députés ne parviennent pas à accorder leurs...

Maroc : l’heure de la division a-t-elle sonné au PJD ?

Le Conseil national du Parti de la justice et du développement (PJD) tiendra une session extraordinaire les samedi et dimanche 20 et 21 mars dans un contexte marqué par des...

« Les vers de terre dans un tagine » arrivent au parlement

Suite à la découverte de vers de terre dans un tajine dans un restaurant situé au niveau de la vallée des cascades d’Ouzoud dans la région d’Azilal, le groupe parlementaire du...

Elections au Maroc : quand le mode de scrutin divise les partis politiques

À quelques mois des élections législatives au Maroc, les partis politiques sont divisés sur le mode de scrutin. Les premiers mémorandums des formations politiques ont été...

Ces articles devraient vous intéresser :

Maroc : le cri d’alarme des cafetiers et restaurateurs

Les propriétaires de cafés et de restaurants au Maroc alertent de nouveau sur leur situation. Ils appellent les autorités à sauver leur secteur sérieusement mis à rude épreuve.

Au Maroc, les cafetiers accusés d’empoisonner leurs clients

Alors que les accusations de fraude formulées contre eux par une députée du Rassemblement national des indépendants (RNI) persistent, les propriétaires des cafés et restaurants pointent du doigt l’Office national de sécurité sanitaire des produits...

Restauration au Maroc : des faillites en série qui inquiètent

Au Maroc, les professionnels avancent plusieurs facteurs pour expliquer les faillites en série dans le secteur de la restauration.

La mise en garde d’Abdelilah Benkirane à Aziz Akhannouch

Abdelilah Benkirane, secrétaire général du parti de la justice et du développement (PJD) a poussé un coup de gueule contre le gouvernement d’Aziz Akhannouch. Il l’a par ailleurs mis en garde contre l’éventualité d’un déclenchement des manifestations...

Abdelilah Benkirane met en garde contre le capitalisme occidental

Le secrétaire général du Parti Justice et développement (PJD), Abdelilah Benkirane, a dénoncé le capitalisme occidental qui, à terme, nuira au peuple et à l’économie marocaine.

Les restaurateurs marocains accusés d’empoisonner leurs clients

Les propriétaires des cafés et restaurants ont rejeté les accusations de fraude formulées contre eux par une députée du Rassemblement national des indépendants (RNI). Celle-ci a adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit...

Éric Ciotti met en avant les liens « très puissants » entre le Maroc et la France

Le président du parti Les Républicains, Éric Ciotti, a plaidé pour la réparation des erreurs passées et critiqué le manque de considération envers le Maroc. Dans une déclaration à la presse, M. Ciotti a souligné l’importance des liens « très puissants...

Abdelkader Amara claque la porte du PJD, voici pourquoi

Abdelkader Amara n’est plus membre du parti de la justice et du développement (PJD). Lundi, l’ancien ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau a annoncé sa démission du parti islamiste après une réflexion sur ce que...

Le PJD en colère contre le nouveau Code de la famille

Le parti de la justice et du développement (PJD) dirigé par Abdelilah Benkirane, affiche son opposition à la réforme du Code de la famille. Du moins, pour certaines propositions.

La chanteuse Fatima Tabaamrant menacée par un salafiste

Alors qu’elle fait l’objet d’attaques verbales de la part d’un prédicateur salafiste, l’icône de l’art amazigh, Fatima Tabaamrant, ancienne députée RNI, vient de recevoir le soutien du parti d’Aziz Akhannouch.