Espagne : un Marocain pro-Daech condamné à neuf mois de prison

28 novembre 2021 - 19h40 - Espagne - Ecrit par : A.P

La justice espagnole a condamné un jeune Marocain à 9 mois de prison pour les crimes d’auto-endoctrinement et d’auto-entraînement terroriste. Le jeune homme a bénéficié d’une remise de peine après être passé aux aveux.

Le jeune homme d’origine marocaine a été arrêté à son domicile à Séville en avril 2019. Alors âgé de 20 ans, il s’était auto-entraîné à l’utilisation des armes et a même identifié des lieux devant subir des attaques terroristes, tels que la cathédrale, le tramway, le stade Sánchez Pizjuán ou le parc d’attraction de la foire. Il était poursuivi pour terrorisme djihadiste, fait savoir Europa Press.

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Une semaine plus tôt, un autre jeune homme vivant à Séville, avait été arrêté à Casablanca. La perquisition menée à son domicile à Séville a permis de savoir qu’il était le complice de l’autre individu et l’assistait en vue de préparer un éventuel attentat. Mais les enquêtes ont révélé plus tard que les mis en cause ne disposaient pas de moyens matériels pour mener immédiatement une attaque terroriste, même s’il a été établi qu’ils ont commencé à recueillir des informations sur des cibles potentielles.

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Pour le tribunal, l’intention des deux inculpés était claire : ils voulaient commettre un attentat. Le jeune homme condamné a expliqué aux enquêteurs comment il s’est radicalisé. Il confie avoir contacté en octobre 2018 son complice répondant au nom de Zouhair El B., un étudiant à l’Université de Séville. Ce dernier est aussi poursuivi pour un crime de terrorisme djihadiste. Il est toujours en détention, en attendant son procès.

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Les deux prévenus ont tissé une solide relation d’amitié, laquelle a conduit le premier accusé dans un processus de radicalisation et d’endoctrinement à l’idéologie de Daesh dans le but de commettre une attaque terroriste à Séville. Selon le parquet, l’accusé était au courant de l’appartenance de son ami à Daech et de son intention de commettre un attentat à Séville. Après son arrestation, et « à la suite d’un processus de réflexion interne, l’accusé a compris le non-sens de sa conduite, et rejeté à la fois l’idéologie de Daech et de toute organisation terroriste islamique… ».

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