Quand un retraité du Palais royal trompe l’élite marocaine

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

La Cour d’appel de Rabat a condamné vendredi à trois ans de prison ferme un individu accusé d’avoir usurpé l’identité d’un fonctionnaire du ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie, afin d’escroquer des personnalités.

L’affaire a éclaté en mai dernier, lorsque le secrétaire général du ministère de la Communication a porté plainte contre l’usurpateur pour « arnaque » et escroquerie, fait savoir Al Akhbar. L’accusé l’aurait contacté à plusieurs reprises, se présentant comme un fonctionnaire au Cabinet royal, et lui aurait demandé des explications sur la suspension d’un responsable, ainsi que la promotion d’un chef de service au sein du département ministériel. Il aurait aussi questionné le responsable sur la raison de l’exclusion d’une société de droit canadien de la liste des candidats devant obtenir une autorisation de production cinématographique.

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L’enquête ouverte par le parquet compétent a permis d’interpeller le mis en cause à El Jadida. Le prévenu aurait arnaqué et escroqué plusieurs personnalités occupant des postes de responsabilité dans l’administration publique. Il s’agirait pour la plupart d’hommes politiques connus, de directeurs de cabinets de ministères et de responsables d’institutions gouvernementales. Le condamné est un retraité du ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie, ce qui lui a permis d’usurper facilement l’identité des responsables. Grâce à ses manœuvres frauduleuses, il a réussi à obtenir des autorisations d’exploitation de carrières, des promotions au profit de fonctionnaires dans les ministères ou des tickets pour les matchs de football des Lions de l’Atlas.

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Selon l’enquête, le prévenu ne comptait pas que des personnalités parmi ses victimes. Il arnaquait également des particuliers. Avec l’aide d’un complice, il a réussi à soutirer 8 000 dirhams à un père de famille qui souhaitait faire recruter son fils dans les Forces armées royales (FAR). La victime a pu récupérer la moitié de la somme lorsqu’il a menacé de porter plainte. Lors de son procès, l’accusé a reconnu les faits et a été condamné à trois ans de prison ferme. Son complice, lui, a écopé de huit mois de prison.

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