Le prénom amazigh "Ziri" refusé

- 22h24 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Hafid Bouyaâcoubi, un père de famille de la localité de Tarrast à Inezgane, dans la région d’Agadir, qui voulait prénommer son fils "Ziri", a vu sa demande refusée par les services de l’état civil, parce que Ziri ne figure pas sur la liste des prénoms du ministère de l’Intérieur.

L’officier d’Etat civil affirme n’avoir reçu aucune circulaire du ministère de l’Intérieur, autorisant les prénoms berbères. Pourtant, Mohand Laenser avait, en september dernier, démenti toute interdiction sur les prénoms amazighs et affirmé qu’une circulaire avait été envoyée dans ce sens aux services d’Etat civil. Le fonctionnaire a même proposé à Hafid Bouyaâcoubi de remplacer Ziri par Badr.

Dans un communiqué commun, l’Observatoire Amazigh des droits et libertés et l’Association Tamaynut, ont estimé que "les raisons invoquées par l’officier d’Etat civil sont racistes à tous les égards".

Selon les deux ONG, les fonctionnaires de l’Etat civil interdisent ou autorisent les prénoms en fonction de leur humeur, des agissements contraires à la nouvelle Constitution qui consacre l’amazigh en tant que langue officielle.

Au cours des six premiers mois de 2012, le "Réseau amazigh pour la citoyenneté" a reçu six plaintes, principalement de Marocains résidant à l’étranger, à propos de prénoms refusés. "Mazilia" et "Sifax" avaient ainsi été interdits en septembre dernier par des Consulats du Maroc en Belgique et en Espagne.

  • Bientôt une loi sur les prénoms amazighs ?

    Des députés socialistes devraient déposer une proposition de loi ayant pour but d'éviter les abus des fonctionnaires de l'état civil sur les prénoms amazighs. L'USFP, parti d'opposition, propose ainsi des amendements aux articles 20 et 21 de la loi n°37-99 relative à l'état civil, rapporte Libération.

  • Le prénom amazigh Anir refusé au Maroc

    Un père de famille de Casablanca n'a pas réussi à inscrire son petit garçon auquel il a donné le prénom "Anir", dans les registres de l'Etat civil d'une annexe administrative d'Aïn Borja, à Casablanca, sous prétexte que le prénom ne figurait pas sur la liste des prénoms autorisés au Maroc.

  • Maroc : les prénoms amazighs enfin autorisés ?

    Le Maroc a enfin levé l'interdiction imposée jusque-là sur les prénoms amazighs, vient d'affirmer Mohand Laenser, ministre de l'Intérieur, devant le Parlement, ajoutant qu'une circulaire portant le numéro 3220, a été adressée aux bureaux d'état civil à travers le Maroc.

  • Prénoms interdits : le ministre de l'Intérieur promet une nouvelle circulaire

    Mohand Laenser, ministre de l'Intérieur a démenti mardi les informations selon lesquelles son département interdit l'inscription de prénoms amazighs dans les registres d'Etat civil.

  • Prénoms interdits : des Marocains de l'étranger s'insurgent

    Au Maroc, l'Amazigh a été consacré langue officielle par la nouvelle Constitution. Pourtant de nombreux prénoms berbères continuent à être refusés par les bureaux d'Etat civil, qui prétextent une liste de prénoms interdits établie par le ministère de l'Intérieur.

  • Les prénoms amazighs encore interdits au Maroc ?

    Certains prénoms amazighs seraient encore interdits au Maroc. C'est en tout cas ce que nous apprend une lettre ouverte adressée par le Réseau Amazigh pour la Citoyenneté "Azta" au chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.

  • Le nouvel an amazigh bientôt fête nationale ?

    Yennayer, le nouvel an amazigh qui correspond cette année au dimanche 13 janvier, sera célébré en grandes pompes par la société civile amazighe, qui aimerait le voir consacré en fête nationale au Maroc.

  • Nass El Ghiwane chantera en Tamazight

    Nass El Ghiwane, légendaire groupe de musique marocain, s'apprête à sortir sa première chanson en Tamazight. La chanson intitulée "Tamaguite", a été écrite par le poète amazigh Mohamed Hanafi, parolier du groupe amazigh Izenzaren.

  • Amazigh : le PJD propose une loi

    Le Parti Justice et Développement vient de déposer un projet de loi organique visant la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles sur l'officialisation de la langue Amazighe, et notamment la généralisation de son enseignement.

  • Forbes met Bassima Hakkaoui dans l'embarras

    Aucune ONG marocaine ne figure sur le dernier classement du magazine américain Forbes, des associations de bienfaisance les plus transparentes au niveau du monde arabe.